Accueil Date de création : 24/08/10 Dernière mise à jour : 14/04/13 16:22 / 49 articles publiés

Gangster Squad : chronique d'une soirée ciné  (Pause cinoche) posté le dimanche 10 février 2013 15:18

 Intro en L.A. mineur

 

 La soirée du samedi soir démarra gentiment par un tour dans le vieux centre-ville, histoire de se dégourdir les jambes. S'en suivi une halte au bar du coin, afin de déguster un petit Vodka-Pomme, tout en laissant gambader mon imaginaire pour me mettre dans l'ambiance du film à l'affiche. A peine le temps d'échanger quelques sourires complices avec la population féminine alentour, qu'il fallait se hâter pour ne pas rater la séance.

 J'ai donc pressé le pas pour filer à mon cinéma habituel. Hélas, j'avais le sentiment qu'il n'y avait pas foule. Plutôt étrange pour un samedi. J'ai fait part de cette impression au caissier, en prenant mon ticket. Il me fit rappeler que le multiplexe ouvert depuis un bon mois dévorait sa clientèle. Ce géant complexe commercialo-branchouillard était ma hantise de cinéphile. Un peu comme un bordel Parisien pour un catholique ayant fait vœu de chasteté.

 Après avoir deviser avec le caissier, je m'engouffrais dans la salle, tout en ressentant les effets apaisants du verre ingurgité en prélude. La musique relaxante de la salle faisait le reste. Ceci combiné à une grande salle et un nombre de spectateurs réduit donnaient une sensation de quiétude particulièrement agréable. Le film allait finalement commencer, après une petite bande-annonce et une poignée de réclames.

 

Impressions à chaud

 

 L'ellipse circonstancielle me permet de vous donner mes impressions sur le film. En effet, il y a un temps pour le bavardage, mais il faut bien finir par agir. A l'instar des personnages de ce Gangster Squad, qui se décident à entrer dans le lard de Mickey Cohen. Faute de pouvoir coincer cette pourriture légalement, un groupe de flics intègres mené par l'excellent Josh Brolin et épaulé entre autre par Ryan Gosling, va remiser les insignes au placard et torpiller les affaires de ce truand. Ce dernier est un brin surjoué par un Sean Penn sans doute trop investi dans le rôle.

 L'ambiance des années 40 est bien retranscrit au milieu des paillettes de Los Angeles. La pègre y est bien installée, la corruption fait loi et gangrène la ville. Les pépés sont présentes, et sublimé par la plantureuse Emma Stone.

 On regrettera le choix des musiques plutôt quelconque, au détriment d'un style plus jazzy qui correspondrait mieux au genre. En outre, quelques répliques bien placées nous font sourire, ce qui empêche peut-être l'instauration d'une atmosphère plus sombre à ce film qui avait presque tout pour être Noir. On ressent bien là un choix du réalisateur qui ne sera pas du goût de tous les spectateurs.

 Cela n'en reste pas moins divertissant à souhait. Le film est de bonne facture dans l'ensemble et permet de se plonger, l'espace de deux heures, dans une cité pas si angélique que cela.

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Django Unchained  (Pause cinoche) posté le dimanche 20 janvier 2013 19:54

 Boulevard de la mort se perdait dans des dédales de références pour masquer son manque de vigueur. Les bâtards à la langue trop pendue ont tôt fait de se la mordre quitte à en oublier de faire fuser les vannes. Avec ses deux derniers pétards mouillés, on était en droit de se demander si Quentin avait viré au vinaigre.

 Heureusement, il n'en est rien. Appelons ses deux derniers films des accidents de parcours. Retour sur des bases solides, avec un sujet douloureux quand il n'est pas totalement tabou pour les Américains. Tarantino a donc choisi de se frotter à l'esclavage, avec ce que cela implique en terme d'image et de champ lexical.

Les maltraitances et brimades envers le peuple noir sont clairement présent. Le mot Nègre et ses déclinaisons sont employé à toutes les sauces. N'y voyez aucune provocation de la part du réalisateur. Il ne fait que dépeindre la réalité de ce passé tourmenté.

 Pourtant, n'allez pas croire que Tarantino est devenu un de ces réalisateurs barbants cherchant à faire un documentaire larmoyant. Il demeure un virtuose du dialogue et de la mise en scène. Avec son tandem aussi improbable qu'efficace campé par Christoph Waltz et Jamie Foxx, il nous fait parcourir les plaines Nord-Américaines à dos de canasson. Normal pour un film qui revêt les habits du Western Spaghetti. Les colts sifflent au rythme des musiques d'Ennio Morricone et des répliques punchlinés de Maître Quentin.

 Hélas, ils leur arrivent aussi de s'enrayer au son râpeux d'un mix hasardeux de 2Pac avec James Brown, ou encore avec le flow de Rick Ross. Ces deux morceaux n'ont rien de répréhensible en soi, mais ce choix s'avère discutable tant il détonne avec l'univers Western conféré par Q.T. Il s'agit ni plus ni moins d'un viol du genre, comme si l'on avait décidé de faire marcher en cadence Dark Vador sur les paroles d'Eminem.

 Cependant, on se doute bien que ce choix peu orthodoxe s'accorde avec le héros, et de manière plus large avec les esclaves. Un besoin de rattacher la culture musicale avec l'origine ethnique des personnages en présence. A moins qu'il ne s'agisse d'une pommade pour mieux faire passer la pilule d'un sujet délicat auprès d'une communauté toujours marquée.

 Quoi qu'il en soit, cela ne risque pas d'empêcher Django de se hisser parmi les meilleurs films de Tarantino. Grâce notamment à un casting de haute volée, des répliques Tarantinesques et un sens de la mise en scène retrouvé pour notre plus grand bonheur.

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Halo 4 : Test [Campagne]  (Tests du placard) posté le mardi 27 novembre 2012 23:07

Blog de n64ever2 :Le Gamer cinéphile, Halo 4 : Test [Campagne]

 Cortana réveille le Master Chief, et c'est toute la communauté qui se rassemble, formant elle-même un Halo autour du phénomène. Et tel un cercle se mettant en mouvement, la machine  marquée du numéro 117 repart comme un sous neuf.

 

Wake up, Néo...euh, John !

 

 On reprend le contrôle de John instinctivement, comme si ces quatre années d'hypersommeil n'avaient en réalité durer que quelques secondes depuis l'activation du dernier Halo. Mais c'est bien Cortana qui va nous ramener à la dure réalité.

 A défaut d'horloge biologique, notre IA nous annonce que sa date de péremption a déjà expirée, et qu'elle entre peu à peu dans un état de frénésie. Signe d'une décadence imminente, le Major devra également composer avec les habitants de Requiem, le monde-bouclier sur lequel il s'est échoué.

 Les vestiges de civilisations Forerunner seront le théâtre de combats épiques, qui opposeront le Spartan 117 aux dangereux Prométhéens. Sans oublier les Covenants, qui viendront semer la zizanie sur les champs de batailles.

 Le scénario se veut donc fidèle aux livres de l'univers, et mettra en exergue la relation John/Cortana. Et ce pendant les huit missions du jeu. Bien entendu, pour profiter pleinement de cette aventure, il vous faudra lancer en héroïque solo, voire en légendaire si vous vous sentez l'âme d'un vrai Spartan.

 Bref, ces retrouvailles avec l'univers de la saga s'avèrent d'autant plus jouissive qu'elle s'accompagne d'un nouveau compositeur talentueux. Dans un registre différent de celui de Marty O 'Donnell, Neil Davidge réussit un tour de force en attribuant une nouvelle atmosphère marquante sans heurter les oreilles des puristes. D'autant plus que sa touche personnelle s'accorde parfaitement avec le style du premier opus de cette nouvelle trilogie.

 

La renaissance ou le statu-quo ?

 

 N'allez pas croire pour autant que ce premier bébé de 343 Industries est irréprochable. Car si l'on gratte un peu la surface rutilante du moteur graphique et que l'on s'aventure en dehors des zones de combats, on y trouve parfois quelques bugs de textures.

 Mais ce n'est rien en comparaison d'une I.A. ennemie capricieuse par moment. Entre les banshees qui se bloquent contre le décor, et des Covenants qui sautent à l'infini devant un mur, c'est à se demander si le mal qui ronge Cortana ne s'est pas étendu aux rangs ennemis.

 La mécanique du soft est bien huilée, mais n'innove pas assez dans le Gameplay. Alors  oui, on appréciera de conduire des véhicules et botter les fesses des Grognards. Cependant, nous aurions davantage aimer plus de séquences rafraîchissantes, à l'instar du fameux passage qui ravira les fans de Star Wars.

 Et que dire de la séquence de fin, que l'on balaie d'un revers de QTE. Heureusement que le concept éculé de ce type de séquences ne se retrouve pas disséminé dans le jeu. Le cas échéant, nous nous serions cru chez la concurrence.

 En conclusion, c'est un premier pas plutôt encourageant pour 343, qui conserve les qualités de leur prédécesseur en la matière. En espérant que le cinquième volet, prévu sur la prochaine génération, soit l'occasion de faire peau neuve en évitant de rester sur ses acquis.

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Skyfall  (Pause cinoche) posté le dimanche 28 octobre 2012 17:18

 Après cinquante ans de vie cinématographique, la sortie d'un Bond demeure malgré tout un événement. Et c'est d'autant plus vrai que la licence a été décapé au Kärcher par Daniel Craig et Martin Campbell avec le sublime Casino Royale.

 Certes, le second acte étrangement nommé Quantum of Solace a laissé plus d'un fan dubitatif. Mais qu'en est-il de ce Skyfall, que toutes les critiques s'empressent d'encenser comme l'un des meilleurs Bond à ce jour ?

 

Un faux Bond ?

 

 Le virage amorcé par les deux précédents opus a donné le souffle nécessaire à James afin de dépoussiérer son smoking et lui enlever l'odeur de la naphtaline. Mais une fois passé le vent de la nouveauté, que reste t-il de l'ancienne formule qui tient à cœur aux inconditionnels de la franchise ?

 Avec ce Skyfall, on s'aperçoit vite que le bouleversement finit par irriter les plus fervents adeptes de Vodka-Martini. Car en effet, les clichés Bondesques ont presque tous disparus. Fini le temps des gadgets, plus le temps de siroter sa boisson au shaker. Notre agent secret se retrouve au pied du mur, avec peu de moyens et une diminution de ses capacités physiques.

 Exploiter les faiblesses de 007 pouvait s'avérer payant, mais elles sont ici considérés comme un paradoxe, sachant que la volonté est de poursuivre le rajeunissement de la saga. En effet, comment prétendre à un lifting si James a besoin de sa canne et d'une paire de lunettes ?

 A peine le pousse t-on à prendre un déambulateur, que Papy Bond se voit en plus privé de compagnies féminines. Skyfall est à ce point inhumain et retire donc à Bond son permis de draguer. C'est alors qu'on le voit peiner à passer quelques secondes dans les bras de la James Bond Girl du jour, avant de voir cette dernière trépasser sous le feu ennemi.

 D'ailleurs, parlons-en de l'ennemi. Javier Bardem a beau être aussi peroxydé que Christopher Walken, il est loin d'avoir hérité de sa folie et de son génie du mal. Fort en gueule, c'est surtout un pauvre fou qui cherche à assouvir une vengeance personnelle sur le MI-6. Zorin peut donc dormir tranquille.

 

Alors, c'est grave, docteur ?

 

 La gravité de l'état de santé de Bond est toute relative. Si l'on ne peut accepter ses écarts de conduite et son détachement face aux normes de la licence, force est de constater un réel effort pour donner de l'épaisseur au personnage. Contrairement aux apparences, James retrouve ses racines dans Skyfall. Frôlant la mort, il ressuscite et montre un attachement sans borne à sa patrie et à sa mère de substitution.

 Le lien d'affiliation avec M a déjà dépassé le cadre purement professionnel. Mais dans cet épisode, le trait est plus prononcé et la trame y est pour beaucoup. Escorter M et s'enfuir aux antipodes de la civilisation marque une séparation avec les scénarii traditionnels, où Bond recevait ses instructions, et partait en mission pour sauver le monde. Ce volet s'inscrit donc dans un parti pris plus intimiste, ce qui dérangera les habitués du Walther PPK.

Cependant, que les fans se rassurent, quelques clins d'œils émaillent le film. Il y sera surtout fait mention de quelques gadgets bien connu de Q. Quant à la fin, elle répondra à un besoin nostalgique de retour à l'ordre ancien. Il n'est donc pas interdit de songer à un retour aux sources. Seul l'avenir, ou le passé, nous le dira.

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Actualité colorée  (Actu consoles) posté le vendredi 12 octobre 2012 00:29

Blog de n64ever2 :Le Gamer cinéphile, Actualité colorée

 Le vieux râleur que je suis est de retour pour vous conter son humeur du soir. Contrairement aux apparences, tout ne sera pas paré de blanc ou de noir. Et il ne faudra pas compter non plus sur des nuances de gris, car nous avons déjà la météo pour nous livrer cette couleur tristounette.

 Ici, il sera plutôt fait mention d'une vivacité de couleur qui ratisse sur tous les champs du spectre. On commence d'ailleurs cet édito avec la première couleur de l'arc-en-ciel. Car vous en verrez, des litres de sang rouge vif, dans Dishonored. Trancher des carotides, empaler des cadavres en devenir, ou bien laisser des rats faire le sale boulot. Vous n'aurez que l'embarras du choix.

 Conçu par les petits frenchies d'Arkane, ce jeu n'est peut-être pas une révolution, mais apporte un brin de fraîcheur à cette industrie du jeu. Volontairement à contre-courant de la production de masse, Dishonored vous offre la possibilité de parcourir les niveaux selon votre bon vouloir. Une cible vous est désigné, et il vous appartiendra le choix du chemin et de la méthode à employer.

 Cette liberté de gameplay semble désarmante mais nécessaire compte-tenu du nombre de jeu à couloirs actuel. Bref, une vrai bouffée d'air frais pour tous les claustrophobes.

 

 On accélère le mouvement avec une alerte orange. On peut raisonnablement s'interroger sur l'intérêt des applications sur le marché Xbox Live. Mais lorsqu'un site Triple X fait son apparition au milieu d'un catalogue de jeu triple A, on se demande si on est encore sur une console de jeu.

 Le but n'étant pas de condamner l'existence de la pornographie, mais de remettre les aiguilles de la pendule ailleurs qu'entre le six et le neuf. Une telle application signifie la porte ouverte à toutes les aberrations qui n'ont rien en commun avec le média du jeu vidéo. En même temps, à force d'encenser des jeux racoleurs, n'aurions-nous pas nous même fait un appel d'air à ce type d'offre ?

 Au détour de notre parcours, nous devons nous arrêter un bref instant sur le carton jaune adressé à Treyarch par les joueurs. Ces derniers accusent les développeurs de Black Ops 2 de ne pas avoir fait d'effort notable sur leur moteur graphique. Alors oui, le jeu tourne bien à soixante images par seconde. Mais c'est le minimum syndical avec des visuels aussi dépouillés.

 Le feu est au vert, nous devons accélérer pour éviter d'être pris dans les embouteillages de fin d'article. C'est pourquoi nous prendrons un raccourci en regroupant les variations de bleus afin de vous parler de Halo.

 Nous somme maintenant à moins d'un mois de la sortie du quatrième volet. Les infos se font de plus en plus précises et abondantes. Pourtant, le scepticisme plane toujours au côté de l'enthousiasme concernant le premier vrai bébé de 343i. La campagne ne cesse d'attiser les convoitises, malgré les vilaines rumeurs d'une durée de vie famélique.

 Le Spartan-Ops se propose comme une alternative au solo. Pour autant, les premiers retours font état de missions courtes et aux tâches répétitives, telles que la protection de générateurs sur Reach. Pas de quoi nous faire raquer pour les saisons suivantes qui seront payantes, dans ce cas de figure.

 Quant au multi, les craintes sur les nouveaux modes ne faiblissent pas, et les playlists classiques tant promis n'ont pas encore été dévoilés. Ce qui ne risque pas de faire taire les détracteurs, bien au contraire.

 Quoi qu'il en soit, le verdict tombera début Novembre. Nous saurons alors à quoi nous en tenir.

 Et c'est ainsi que l'édito du mois s'achève. Certes, quelques pointes de sarcasmes et de railleries ont pu être disséminés ici et là. Hélas, ce sont les aléas lorsque l'on se frotte à une industrie vidéoludique qui s'égare avant sa transition générationnelle.

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